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JOURNAL N°6         MARS 2006


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Combien de temps de formation notre société est-elle prête à octroyer aux personnes en situation d’illettrisme pour être à même de s’orienter vers un métier accessible à leur niveau de connaissance, de faire une démarche sérieuse et efficace dans leur recherche d’emploi. C’est une question qui ne me semble pas avoir été réellement posée.
Pour ces personnes, il  faut non seulement tenir compte du travail à réaliser pour l’acquisition ou la
réacquistion des savoirs de base, mais il faut aussi bien souvent un temps de reconstruction de la personne. Ce ne sont pas les formations de 300 à 600h actuellement dispensées qui permettent de retrouver une véritable stature d’individu employable.
Que dire alors des nouvelles directives s’appliquant aux demandeurs d’emploi ?
 Ne vont-elles pas par leurs rigueurs agrandir encore plus le fossé qui sépare les personnes en situation d’illettrisme de l’emploi ?
 

Daniel LE COQ



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ASSOCIATIONS : "L'ETAT DOIT VERSER SES SUBVENTIONS A L'HEURE"

"L'État doit verser ses subventions à l'heure", à déclaré le Premier ministre, pour éviter aux associations de se trouver "plongées dans de graves difficultés à cause de simples retards" ce qui est, pour lui, "inacceptable".
Ce lundi 23 janvier,Dominique de Villepin a ainsi assuré les responsables associatifs présents, à l'occasion de la première conférence nationale de la vie associative, de la volonté de l'État de soutenir la vie associative.
"Je tiens à réaffirmer que dans le cadre des conventions pluriannuelles d'objectifs, une avance de 50 % de la subvention doit être versée dès le premier trimestre", a-t-il ainsi précisé, en ajoutant, entre autres, que l'accès des associations aux prêts bancaires devait aussi être amélioré.
Répondant aux inquiétudes émises par le monde associatif, et reprenant à son compte quelques-unes des propositions formulées par les groupes de travail préparatoires à cette rencontre, le chef du gouvernement a également assuré les associations de son souhait de voir renforcer la place des associations dans le dialogue civil, et de mieux les associer à l'action gouvernementale.
Le troisième axe de travail évoqué par Dominique de Villepin va dans le sens d'un encouragement des activités des bénévoles, via des aides très concrètes (titres-repas, prise en charge partielle du coût de l'assurance...), ainsi que la création d'un répertoire national des bénévoles.
Se félicitant que la France profite d'un "monde associatif d'une vitalité exceptionnelle", avec plus d'un million d'associations, le Premier ministre s'exprimait en clôture de cette conférence, en présence, notamment, de son ministre de la Vie

associative Jean-François Lamour, de Jacques Henrard, président de la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA, voir encadré) ou encore de Jacques Dermagne, président du Conseil économique et social (CES), qu'il doit saisir prochainement, a-t-il annoncé, d'une demande d'avis sur une meilleure représentation des associations au sein des différents conseils économiques et sociaux.

LE FASILD DISPARAIT ET L'ANLCI EST SAUVEE DE JUSTESSE.

Le projet de loi pour l'égalité des chances a été présenté le mercredi 11 janvier en conseil des ministres, par le ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement Jean-Louis Borloo et le ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances Azouz Begag.
L’une des mesures du texte présenté, concernait la création de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances visant notamment à accroître la présence de l'État dans les quartiers sensibles. 
Le projet de loi prévoyait, à ce titre, la reprise et la poursuite, au sein de cette agence, des actions du Fonds d'action et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations (Fasild), à l'exception de celles participant à l'accueil des populations immigrées, qui seront confiées à l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (ANAEM).

l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (ANLCI) devait, à l’instar du Fasild, se fondre dans la nouvelle agence nationale pour la cohésion sociale.





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LE PLAISIR D’ÉCRIRE, LE PLAISIR DE LIRE, LES APPRENANTS LE DÉCOUVRE ET NOUS LE MONTRE
Voulez-vous venir cher moi ?
Je vous invite à prendre le thé.
C’est un immeuble de trois étages entouré d’un jardin.
J’habite au deuxième à droite. Nous poussons la porte d’entrée du rez-de-chaussée, nous empruntons l’escalier et nous y voilà.
 Nous entrons dans le vestibule, nous nous débarrassons de nos manteaux, à gauche, se trouvent les toilettes, juste à côté, la cuisine et le cellier, dans le couloir, nous passons devant la salle de bain, la chambre des parents, juste après, au centre, le débarras, à droite, l’autre chambre, nous nous 
dirigeons vers la sortie où se trouve la penderie, puis le salon, la salle à manger et la terrasse, de là, nous avons une belle vue sur le jardin tout entier. La pelouse nous protège du bruit et de la poussière.
image3a.gifLe thé est servi !
Nous allons nous régaler, ce n’est pas un thé ordinaire ! … il nous vient d’Afrique du Sud, il est roux avec un parfum de vanille et de caramel à la fois et qui le rend si agréable au palais, ce qui le différencie des thés chinois.
Je le sers avec une galette, car c’est le jour de l’Épiphanie.

Marie M.



UN LIVRE REALISE POUR LES DYSLEXIQUES.
Une enseignante de Nantes, Katia Walek, avec le concours d’une orthophoniste, Muriel Romans a créé un livre destiné aux enfants dyslexiques.
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Premier titre d’une collection baptisée « les mots à l’endroit », le Roi et l’oiseau est destiné aux 5 à 10 % d’enfant en âge scolaire atteints de dyslexie visuelle.
Le format, les caractères, le choix des mots ainsi que la couleur du papier ont été étudiés pour permettre aux lecteurs de progresser dans l’histoire sans buter sur les mots ou en perdre le fil.
Le texte est constitué de phrases courtes avec peu de propositions subordonnées sans pour autant en détruire l’aspect poétique. Sont exclus de ce texte un certain nombre de mots contenant des groupes de lettres prêtant à confusion. Pour éviter la gymnastique visuelle extrêmement fatigante chez les dyslexiques, images et textes ne sont jamais mêlés, mais placés côte à côte suivant un ordonnancement immuable sur fond de couleur crème afin de faciliter la lecture par un contraste adapté.
Les personnages sont présentés au début et le lecteur doit cocher chaque chapitre lu.
Ce livre est édité aux éditions Danger Public/La Martinière.
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JOURNEE DE FORMATION POUR LES FORMATEURS BENEVOLES
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Le samedi 1er avril 2006 de 9h à 12h et de 14h à 17h aura lieu une journée de formation, dispensée par Madame MAMMAR. Nous étudierons lors de cette journée la méthodologie liée à la formation des adultes.


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image9.jpg Analphabétisme, illettrisme, quelles différences ?




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Le vendredi 17 mars c’est déroulé à la salle de l’Arche à Ermont une conférence sur le thème " Analphabétisme, illettrisme : quelles différences ? " Nous avons eu le plaisir d’y recevoir une centaine de personnes provenant de toutes les structures concernant la formation et l’insertion.
 
Cette conférence fut ouverte par Monsieur Gérard Brunaud, 1er adjoint au maire d’Eaubonne, délégué aux finances, à l’Économie et à l’intercommunalité, Vice-président de la Communauté d’agglomération de Val & Forêt. Il a souligné l’importance de la prise en charge de la personne en situation d’illettrisme dans toute sa problématique de vie. Madame Bounouar, directrice de l’association Essivam a présenté avec efficacité les activités la structure, concernant plus particulièrement l’analphabétisme. Pour l’association C.LE., Daniel Le Coq responsable de structure a présenté le mode d’action spécifique de l’association dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme et en particulier le principe de l’apprentissage par des " face à face pédagogiques " ainsi que le bilan de l’activité sur l’année 2005. Nous avons eu ensuite une intervention de Monsieur Éric Nédélec, Chargé de mission national de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) qui nous a présenté dans le détail toute la réflexion inhérente au problème de formation dans le cadre du droit commun, de la personne en situation d’illettrisme.
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